d'Isadora

de N. de Pontcharra

« Il dresse un portrait impressionniste de cette légende de la chorégraphie moderne. Cette approche par petites touches a conduit Didier Lelong, le créateur de ce spectacle poétique et très esthétique, à mélanger plusieurs disciplines : s'il s'exprime dans le cadre théâtral, il parle de la danse ; s'il utilise l'arsenal du septième art avec l'imposante armada des éclairages, il infuse une petite musique classique ; s'il a, encore dans ce registre cinématographique, recours largement à la vidéo, il exploite les ombres chinoises pour la séquence d'un bain, l'une des plus sensuelles de la pièce avec laquelle il suggère aussi, par les courbes féminines, un tableau de peinture, la sculpture avec un fantôme de rodin mais aussi les lignes du mouvement à la base sans doute de toutes les formes d'art précitées.»
"Avec d'Isadora, sa compagnie signe une création en or, l'une des plus denses et des plus aboutie depuis sa création en 1992."

L’Union, le 04/10/08

" Sur un texte de Natacha de Pontcharra et une mise en scène de Didier Lelong, Isadora Duncan est revenue sur scène plus belle, fragile et éprouvée que jamais.
Dans des froissements de tissus et des échos de lumière, l'actrice Christine Bruneau, pas même danseuse professionnelle, s'est élancée dans le vertige des mots de Natacha de Pontcharra et la vie aux émotions abyssales de la danseuse tragiquement disparue.
Impliquée et seule dans cet espace scènique qu'elle ne partagera que quelques rares minutes avec son metteyr en scène, l'actrice nous offre un pur instant de grâce où le verbe et le corps se répondent sans jamais se mesurer et où ils parviennent même à se rencontrer grâce à une scénographie de tissus et de lumière qui sert magnifiquement les mots d'une auteure de théâtre qui fut toucgée par le destin de cette danseuse où "toutes les émotions féminines se sont souvent violemment cotoyées".

L'Est éclair, le 11/12/08